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Si nous voulons vraiment qu’une primaire à gauche voit le jour, il faut que chacun et tous prennent ses responsabilités.

  • Les Partis doivent quitter leur posture
  • Les possibles candidats doivent ranger leurs égos.
  • Les intellectuels doivent se pencher plus sur les conditions de mise en œuvre des propositions issues de leurs travaux
  • Les gens d'action, dans le champ économique, celui du social ou du politique, doivent cesser de considérer que le pragmatisme se suffit à lui-même et que l'action quotidienne peut se passer d'être mis en perspective et en débat avec une pensée sociale et sociétale.


Si nous voulons vraiment que la primaire soit productive pour le pays, tous les sujets doivent être mis en débat et doivent donner lieu à confrontation entre la pensée et le réel pour arriver à des propositions crédibles, capable d’être mis en œuvre.

  • Le type de croissance, la transition écologique, la révolution numérique, la protection sociale, la santé son système de financement et d'organisation, l'éducation, l'emploi/travail/formation, l'Europe, la mondialisation, l'immigration et le modèle républicain d'intégration, la laïcité, l'urbanisme et l'aménagement du territoire.., ne doivent pas être simplement des débats théoriques.
  • Le pays n'a pas besoins de belles positions sur ces différents thèmes, bien ciselées, plus pures les unes que les autres.
  • Le pays a besoin de réformes profondes pour
    • un type de développement et de croissance qui mette au centre la transition écologique,
    • pour une protection sociale qui répondent aux besoins de sécurités, de services et d'accompagnement de tous,
    • pour une approche du travail qui s'appuie sur la reconnaissance des compétences et de qualifications des individus,
    • pour une approche de la citoyenneté qui intègre
    • pour une Europe qui se dote d'un véritable gouvernement économique,
    • ...
  • Répondre à ces besoins de reformes nécessite que les débats portent sur les conditions de leur mise en œuvre, sur le comment nous passons du point où nous sommes au point où nous voulons aller. Sans cela les débats produiront des propositions bien ciselées, rassurantes sur le plan intellectuel, performantes pour la propagande électorale. Mais ces propositions deviennent soit objet de torture, soit objet de musée pour ceux et celles qui n’ont que ça pour affronter la réalité, une fois dans l’exercice de pouvoir, en charge de transformer les réalités.

Enfin cette primaire ne peut être considérée comme un exutoire pour déçus de la gauche au pouvoir. Elle doit être placée dans une perspective de long terme. En clair, elle ne doit pas se confondre avec l’ambition de combattre Hollande et plus largement la gauche qui gouverne actuellement. Elle doit être l'occasion d'un vrai travail de reconstruction d'une pensée et d'une action progressiste.

Je suis en désaccord total avec la déchéance de la nationalité proposée par Hollande et Valls, en désaccord avec l'approche que défends Valls en matière de Laïcité, en désaccord avec une partie des mesures contenues dans le projet de loi EL Komri, mais la primaire doit permettre également de mettre ses approches en débat, car dans le pays il y a débat. Pour moi, cette primaire ne doit exclure personne, pas plus Hollande ou d'autres membres du gouvernement actuel, que Mélenchon.

Mais une condition s’impose, celui ou celle qui gagne doit être le ou la seul(e) à se présenter comme candidat.

Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour réunir les conditions d’organisation d’une primaire.

Gaby BONNAND

Tag(s) : #Primaire à gauche, #La pensée et l'action

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