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Le projet de loi travail plus connu sous le nom de projet de loi EL KHOMRI a suscité dans le pays de nombreuses controverses. Certains, pour des raisons tout a fait respectables, se sont opposés à cette loi, car ils y voient des régressions sociales, d'autres au contraire, pour des raisons tout aussi respectables, ont vu dans cette loi, une opportunité pour mieux protéger les salariés dans un monde en pleine mutation. Ces 2 points de vue méritent d'être respectées. Mieux, ces 2 positionnements auraient mérité un véritable débat public. Ce débat aurait été légitime et utile pou la compréhension du texte et une plus grande implication citoyenne sur des questions majeures. Une démocratie apaisée devrait permettre de tels débats.

Seulement voilà, notre démocratie, loin d'être apaisée, est malade.

- Malade de ses partis politiques qui sont le plus souvent dans des stratégies définies en fonction des opportunités que permettra telles ou telles postures. Dans le positionnement peu importe le contenu, ce qui compte c'est d'exister dans le débat médiatico-politique qui n'a rien à voir avec le "débat public", "l'Agora"

- Malade de ses élites politiques, qui, à la tête de partis, qui ont pour le plus gros d'entre eux, trois fois moins d'adhérents que la plus petite confédération syndicale, sont concentrés sur leur avenir politique, pensant que leur ego suffit à faire d'eux, des "hommes providentiels" capables de savoir ce qui est bon pour les citoyens.

- Malade de ces corps intermédiaires devenus, pour beaucoup d'entre eux, des organisations lobbyistes, seulement préoccupées par la défense d'intérêts catégoriels, d'intérêts financiers, voir même d'intérêts particuliers,

Quand les piliers de la démocratie vacillent, ceux et celles qui n'ont jamais supporté la démocratie, s'engouffrent dans la brèche. Pour ce faire, ils n'avancent jamais à découvert, L’extrême-droite est à ranger de ce côté là. Mais elle n'est pas la seule. Ceux qui dans de nombreuses villes de provinces et à Paris se glissent dans les manifestations depuis plus d'un mois, dans l'unique but de "casser du flic ou du CRS", sont des ennemis de la démocratie,

Qu'ils soient anarchistes, libertaires, zadistes ou autres, tous cagoulés et masqués, leur objectif est de faire vaciller la démocratie. La violence crée la peur et la peur est rarement à l'origine des démocraties. Ils le savent très bien.

Quand le but de toute action est de s'en prendre aux institutions de la république, alors, il faut les combattre et ne pas leur laisser le moindre espace pour agir.

En ce moment, Nantes et Rennes sont particulièrement touchées par les violence venant de ces groupes se réclamant de l'ultra-gauche

Je ne peux que m'interroger pourquoi des villes qui depuis 1997, dans lesquelles les citoyens ont conduit et reconduit au pouvoir, une gauche réformiste se revendiquant comme telles, sont aujourd'hui devenues les cibles de groupes les plus radicaux: A Rennes, avec Edmond HERVE puis Daniel DELAVEAU et aujourd'hui Nathalie APPERE. A Nantes, avec Alain CHENARD, Jean Marc AYRAULT et aujourd'hui, Johanna ROLAND,

Ces municipalités de gauche ont conduit des politiques qui ont transformé ces 2 villes dans lesquelles les termes de "cohésion sociale", de "Solidarité", de "politiques sociales en faveur des plus démunis", "d'insertion sociale et économiques" on un sens. Bien sûr il y a des marges de progrès considérables, c'est tout l'intérêt du débat dans une démocratie que de s'appuyer sur le réel pour transformer et améliorer encore les choses.

Si je n'ai pas de réponse à cette question par la preuve, je peux néanmoins faire des hypothèses au regard de la haine véhiculée par les groupes violents se réclamant de l'ultra-gauche, à l'encontre du réformisme et de la social-démocratie.

Autrement-dit, Rennes et Nantes ne seraient pas des cibles prises au hasard. Ce sont des villes où depuis 1977, la gauche réformiste est solidement implantée. Elle a obtenu des résultats sur de nombreux terrains et notamment sur celui des questions sociales: logements, insertion sociale et économiques, développement des nouvelles technologies. Tout ce qui peut montrer que le réformisme est efficace inspire la haine des ces ultra-violents. Ce n'est pas nouveau dans l'histoire.

Mais cette première interrogation, et les hypothèses émises concernant les cibles, me suggèrent une seconde question: Comment se fait-il que l'on trouve à Rennes et Nantes des organisations constituant des piliers de la démocratie, pour donner les moyens d'expression à ces violences?

En total accord avec Bernard CAZENEUVE, Ministre de l'Intérieur, en déplacement à RENNES ce matin, exprimant que les casseurs n'ont pas leur place dans une démocratie et que dans cette même démocratie, ceux qui sont chargés d'assurer la sécurité doivent être irréprochables, il est indispensable que tous les responsables politiques, syndicaux et associatifs aient une parole de condamnation de la violence. Toute tergiversation dans cette condamnation ne peut être considérée que comme un soutien à cette violence.

Les démocrates doivent reprendre l'espace public avant que les réactionnaires et l’extrême droite ne le prenne.

Nathalie APPERE à Rennes, Johanna ROLLAND, à Nantes et l'ensemble des responsables des organisations syndicales et politiques démocratiques de ces 2 villes doivent appeler les citoyens à une mobilisation citoyenne contre l'action de ces groupes ultra-violents et pour que vivent les valeurs de la république :

Liberté Egalité Fraternité.

Gaby BONNAND

Tag(s) : #Démocratie, #Nantes, #Rennes, #Violence

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