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Je reproduis ci-après l'intervention que m'avait demandé l'Union Régionale des retraités CFDT de Rhône-alpes lors d'une journée d'étude du 21 Novembre 2019 à la bourse du travail à Lyon. Le thème de leur journée "Le syndicalisme est-il mortel?"

Introduction

Tout d’abord je crois qu’il nous faut préciser que la question de la mortalité du syndicalisme n’est pas posée seulement au syndicalisme français mais à tout le syndicalisme et plus précisément au syndicalisme européen.

Effectivement si les syndicats des différents pays européens ont des histoires différentes tenant aux spécificités des histoires nationales de chaque pays, ils ont des ressorts communs originels qui expliquent pourquoi  tous les syndicats d’Europe connaissent des difficultés aujourd’hui. D’où un petit retour sur l’histoire.

  1. Retour sur l’histoire : Les ressorts communs originels

Je voudrais m’attarder un peu sur le plan historique, sur 3 points communs qui caractérisent le mouvement syndical européen et qui se trouvent aujourd’hui percutés par l’évolution de nos sociétés :

  1. L’émergence de la société industrielle et son développement comme matrice du Syndicalisme
  2. Une structuration du syndicalisme qui s’opère sur la similitude des conditions vécues, par les travailleurs
  3. L’amélioration des conditions de vie des travailleurs, comme objectif premier du syndicalisme, dans un contexte où l’horizon était le salariat

Tout d’abord, revenons un peu sur l’histoire de la naissance du syndicalisme et mieux identifier ces 3 caractéristiques communes au syndicalisme.

1 L’émergence de la société industrielle et son développement comme matrice du Syndicalisme

Le premier point que partagent en commun les syndicats d’Europe, c’est que leur émergence, leur naissance et leur développement se fait de manière concomitante au développement de la société industrielle. Même si les temporalités ne sont pas les mêmes au regard de la vitesse à laquelle se fait l’industrialisation dans les pays, tous les syndicats ont une matrice commune, le développement de l’industrie et l’installation progressive d’une société industrielle.

Bien sûr l’Angleterre va connaitre un développement industriel plus tôt et plus rapide que les autres pays d’Europe.

Pour donner une idée de cette différence avec la France, autour des années 1890, en France 31,3% de la population travaillent dans l’industrie et 45% dans l’agriculture, alors qu’en Angleterre c’est 43,9% qui travaillent dans l’industrie et 10,5% dans l’agriculture.  Cette différence impacte fortement l’urbanisation du pays avec 34% de la population française qui vit en ville alors qu’en Angleterre c’est 69%. 

Cette industrialisation précoce  explique en partie le fait que le syndicalisme y développe une place plus rapidement qu’en France et qu’il est reconnu également plus tôt.

En effet, cette industrialisation va donner lieu à des luttes qui vont aboutir à des premières lois (en 1824-1825) de reconnaissance du syndicalisme par la reconnaissance du droit de regroupement et de grève, même si il faut attendre la loi « trade-Union Act de 1871, et celle de 1875 pour une reconnaissance légale qui garantit le droit de coalition.

L’Allemagne, deuxième pays sur lequel nos yeux sont souvent tournés lorsqu’on parle du syndicalisme en Europe.

L’industrialisation et son développement y est plus rapide qu’en France mais moins qu’en Angleterre. En 1849, la classe ouvrière au sens large du terme (pas uniquement les ouvriers de la grande industrie) représentaient en Prusse environ 82 % de la population active et, avec leurs familles, 67 % de la population totale

Le syndicalisme obtient par des mobilisations et des luttes importantes et qui fait face à de fortes répressions sous le gouvernement autoritaire de Bismarck, une reconnaissance en 1871, soit près de 15 ans avant le syndicalisme Français

Comme vous le savez, en France le syndicalisme n’est reconnu qu’en 1884. La loi Le chapelier qui a supprimé les corporations de l’ancien régime a été utilisée pour interdire toute organisation visant à défendre des intérêts catégoriels. Cependant le mouvement syndical qui voit sa reconnaissance effective par la loi de 84 a déjà une longue histoire dans la clandestinité, de lutte, d’actions et de révoltes qui ont eu des effets sur les décisions gouvernementales en matière de législation.

Ces quelques éléments  montrent comment le syndicalisme nait, se structure et se développe concomitamment au capitalisme industriel.

2 Une structuration du syndicalisme qui s’opère sur la similitude des conditions vécues par les travailleurs

Ce n’est pas un hasard si le syndicalisme émerge dans ce contexte de développement industriel. La caractéristique du développement de l’industrie c’est la transformation du mode de production. Essentiellement basé sur l’artisanat et la petite entreprise, le mode de production va se transformer sous l’effet de  la première industrialisation avec le développement de la machine à vapeur et se poursuivre avec la deuxième phase de l’industrialisation avec l’utilisation de l’électricité et du pétrole qui va provoquer un important développement de l’automobile et de la chimie.

Le nouveau mode de production va être caractérisé par la concentration de la production au sein de grandes fabriques, de grandes usines, qui va demander énormément de main d’œuvre.

Ce besoin de main d’œuvre va entrainer l’arrivée massive de personnes venant de la campagne (c’est le passage d’une société rurale et artisanale à une société industrielle plus ou moins rapide), qui vont s’installer auprès des usines. L’industrie va de fait être un accélérateur de l’urbanisation.

Dans tous les pays, la première caractéristique  de ce développement de l’industrie, est la constitution d’un prolétariat très vulnérable à la merci des employeurs. La deuxième caractéristique, c’est la constitution d’un « élite » ouvrière composée de professionnels, le plus souvent artisans ou travailleurs de petites entreprises dont les métiers sont menacés par l’industrie.

Ces 2 caractéristiques vont constituer en quelque sorte le terreau où va prendre racine le syndicalisme. En effet le développement de l’industrie va avoir pour effet de placer de nombreux travailleurs dans des situations identiques, ce qui va générer progressivement une prise de conscience d’un vécu commun, de conditions communes.

Cette prise de conscience de situations vécues communes va générer une prise de conscience d’intérêts communs à agir. De actions, luttes et révoltes  vont se développer face aux employeurs et aussi face aux gouvernements. De là, vont  progressivement se structurer des organisations qui constituent le début d’un mouvement syndical qui va se développer dans tous les pays.

Dans ce mouvement, les travailleurs les plus qualifiés vont prendre une place importante pour structurer ce mouvement syndical naissant.

Cette période de forte industrialisation donne naissance également à de nombreux débats politiques et un certain nombre de penseurs (Robert Owen en Angleterre, Marx un peu plus tard en Allemagne, Proudhon en France …pour ne parler que de quelques-uns des plus connus) analysent critiquent contestent ce développement du capitalisme qui conduit de nombreux travailleurs à la misère, aux conditions de travail et de logement déplorables. Tout ceci va bien sûr influer de manière plus ou moins importante sur le syndicalisme.

Mon propos n’est pas d’entrer dans le détail de ce qui s’est passé dans les différents pays sur le rapport entre syndicalisme naissant et développement de partis développant des idées socialistes.

Je veux simplement souligner que dans cette période de début et de développement de l’industrialisation, les conditions identiques dans lesquels ont été placées les travailleurs par la logique du capitalisme, a constitué le terreau de naissance du syndicalisme.

  1. L’amélioration des conditions de vie des travailleurs, comme objectif

Si nous pouvons noter des différences dans les temporalités et dans l’approche du rôle du syndicalisme dans cette période de développement de l’industrie, nous pouvons dire qu’au XIX° siècle et au début du XX°, ce qui caractérise tout de même le syndicalisme naissant et son développement au cours du XIX° siècle et du XX°, c’est son objectif d’amélioration de la condition ouvrière de manière générale

Des manières différentes de jouer ce rôle dans les différents pays.

Pour certain comme en Angleterre, où le syndicalisme, sa structuration a précédé la structuration de forces politiques « socialistes », une longue tradition de corporations constituées dans le courant du XVIIIe siècle en vue de défendre les intérêts des ouvriers, existe et remonte à l’industrie naissante avant même l’essor de l’industrialisation qui a suivi.

Dans les gènes de ce syndicalisme est inscrit un fort attachement à la négociation collective. Ce qui n’empêche pas des luttes très dures dont celle des mineurs fin des années 70 et début des années 80.

Pour d’autres, comme l’Allemagne, où l’histoire du syndicalisme, très liée à l’histoire politique du pays, sait faire preuve de pragmatisme en alliant réformisme et révolution, met la négociation avec le patronat au centre de l’action syndicale. Et ce syndicalisme obtient des résultats pour les ouvriers.

Ce qui est vrai pour le syndicalisme ne l’est pas pour le monde politique. Les divisions des partis réformistes et révolutionnaires sont une des raisons de l’accession d’Hitler au pouvoir. Le Chaos qui s’en est suivi est un des fondements qui a guidé la recomposition syndicale après-guerre faisant de la négociation collective et de l’unité syndicale en une confédération 2 éléments fondamentaux du syndicalisme Allemand pour fortifier le syndicalisme comme un acteur de la défense des travailleurs. (Economie sociale de marché, Cogestion…)

En France, notre histoire est différente. La longue période de clandestinité, marquée par de réelles mobilisations sous formes diverses allant jusqu’à des révoltes et parfois révolutions (1830- 1848), marquée par l’absence de reconnaissance du syndicalisme, a développé une culture syndicale fait d’un mélange de révolution et d’anarchosyndicalisme. Si la Charte d’Amiens est souvent analysée comme une charte déterminante pour l’indépendance du syndicalisme, elle est avant tout le refus par le syndicalisme français d’entrer dans une logique de social-démocratie.

Mais de façon paradoxale, ce refus du syndicalisme français de la social-démocratie lui fait privilégier des actions beaucoup plus dirigées contre les gouvernements et demandant l’intervention de l’Etat pour faire progresser la protection des salariés, que la négociation collective. La faiblesse originelle du nombre d’adhérent en France est à la fois une explication et une conséquence de cette difficile approche de la négociation.

Pour conclure cette partie historique, on peut dire que les conditions identiques vécues, générées par le développement du capitalisme industriel, suscitent à la fois

  • misère, pauvreté, insalubrité,  …
  • mais aussi une prise de conscience d’intérêts communs.

Prise de conscience qui va constituer

  • un socle sur lequel vont se structurer des solidarités
  • Le point de départ de la priorité donné par le syndicalisme à l’objectif premier qu’ est la défense des travailleurs et l’obtentions de garanties.

Ajoutons  que L’importance de la similitude des conditions vécues a donné une force très importante au collectif qui parfois a eu pour effet de limiter ou d’être vécue comme un collectif pouvant s’opposer à l’émancipation individuelle

  1. Un Syndicalisme fragilisé dans ses ressorts historiques.

La mutation profonde de la société industrielle et l’individualisation des situations vécues par les travailleurs d’aujourd’hui, fragilisent les ressorts du syndicalisme  au point de pouvoir le faire disparaitre si celui-ci ne s’engage pas dans des évolutions qui tiennent compte des réalités d’aujourd’hui.

Quelques soient les formes qu’aient pris le syndicalisme pour poursuivre l’objectif de défense des travailleurs, tous les syndicats sont fragilisés aujourd’hui dans cette action, même si le degré de fragilité peut varier.

Dit autrement c’est ce qu’on appelle le modèle européen, dans lequel le syndicalisme a pris une grande place dans  cette réalisation, qui est caractérisé par un haut niveau de protection sociale, des services publics et un dialogue social important, qui est fragilisé et menacé d’un risque mortel

Il n’est pas très utile je pense de m’attarder sur les raisons de ses fragilités. C’est enfoncer une porte ouverte que de dire que la société industrielle qui a vu naitre le syndicalisme n’est plus la société dans laquelle nous vivons.

S’agit-il d’une société post industrielle, comme l’a souvent écrit Alain Touraine, d’une société hyper-industrielle comme l’écrit Pierre Veltz, ou d’une société digitale comme le dit un autre économiste Daniel Cohen ?

Peu importe pour le propos d’aujourd’hui, car sur de nombreux points, ces auteurs donnent à voir la même chose, l’effondrement d’une société industrielle telle qu’elle s’est développée jusque dans les années 80.

Les caractéristiques de cet effondrement sont de plusieurs ordres :

  • Un éclatement des situations des travailleurs. Pas uniquement par les nouvelles formes d’emploi, mais par les transformations du travail salarié. CDD, intérim et de multiples contrats (Plus de 80% des embauches se font en CDD, 14, 15 millions voire plus de CDD signé chaque année. 1/3 des cdi sont rompu dans l’année de leur signature)
  • Une individualisation croissante des conditions vécues qui au contraire de la similitude des conditions vécues, n’est pas naturellement un terreau de prise de conscience du collectif.
  • La disparition des grandes unités de production au profit de petites unités

La prise de conscience des évolutions pour prendre en compte ces situations nouvelles, ne se résument pas à une question de forme pour le syndicalisme. Il ne s’agit pas de s’adapter un petit moment en attendant que les choses redeviennent comme avant. Elles ne redeviendront pas comme avant.
Il ne s’agit pas là d’un jugement, d’une appréciation, pour savoir si c’était mieux avant ou si c’est mieux aujourd’hui ou l’inverse. Il s’agit de prendre en compte cette réalité et la prendre en compte.

  1. Les enjeux pour éviter que le syndicalisme ne meure

Comment le syndicalisme, qui est né dans un contexte donné et qui a contribué à l’amélioration de la condition ouvrière et salariale,  en participant à la construction d’un système de protection sociale qui a structuré notre façon de faire société en renforçant la démocratie, peut continuer à être cet acteur indispensable à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et à l’approfondissement de la démocratie ?

C’est bien une question de fond, car derrière cet effondrement de la société industrielle telle qu’elle s’est développé, les systèmes de protections sociales qui se sont construit au fil de l’histoire et qui protègent les individus contre les risques, sont aussi menacés.

Prenons le système de protection sociale en France, que l’on peut considérer avec Robert Castel, comme une propriété sociale collective « On peut appeler propriété sociale ces nouvelles garanties associées à la condition salariale. A défaut d’être propriétaires de biens, le travailleur devient propriétaire de droits[1] ».

Nous le constatons aujourd’hui, ce système de protection sociale est contesté. Il l’est pour de bonnes raisons telles que les expriment Laurent Berger dans le livre « Réinventer le progrès », Parlant de la nécessité de refonder notre système de protection sociale, il exprime cette nécessité absolue  « car dit-il la norme unique sur laquelle il est structuré, celle de l’emploi salarié stable, à temps complet et à vie, en pratique bien souvent masculin, ne correspond plus à la majorité des situations ».

Il l’est pour de mauvaises raisons comme celles évoquées par Denis Kessler qui appelle « à défaire méthodiquement le programme du CNR » et son disciple Jean Charles Simon dans un rapport de l’institut de l’entreprise préconise de revenir à la situation d’avant la suppression de la loi Le Chapelier car son abolition qui a corseté l’économie du pays a nourri « une défiance séculaire à l’égard de la libre entreprise, de la concurrence et plus généralement du libéralisme économique », et prône une société d’individu libre, débarrassée de toutes les contraintes empêchant ce dernier d’entreprendre, donc de tous les corps intermédiaires.

Il ne m’appartient pas de dire ce que le syndicalisme doit faire. Je souscris totalement aux propos de Laurent que vous avez repris dans l’invitation de la journée. Il est évident que si le syndicalisme se contente de dénoncer, sans jamais apporter des résultats qui améliorent la vie des travailleurs, il n’aura pas d’avenir. Pas plus s’il montre son impuissance et s’enferme dans la spirale de la radicalité. 

Je veux pointer simplement quelques questions auxquels le syndicalisme doit pouvoir répondre 

  • Quels sont les lieux, les espaces de conditions vécues similaires qui peuvent être identifiés pour organiser des travailleurs (Territoires de vie, Pole de compétitivité, district industriel, bassins d’emploi…).
  • Quels sont les conditions communes vécues aujourd’hui par des travailleurs à différents échelles, capables de les solidariser (les conditions de travail, déplacement les risques environnementaux,…)
  • Quels sont les lieux, les espaces qui peuvent donner lieu à des constructions de garanties collectives ? (que signifie l’entreprise pour les PME, Comment prendre en compte les organisations des entreprises en réseaux qui ont pour effet que de nombreux travailleurs dépendent moins des politiques de branches que des politiques de leur donneurs d’ordres qui ne sont pas de la même branche). Derrière ce sont les lieux de négociation qui sont posées.
  • Comment réinventer l’idée de progrès social, dans un monde fortement marqué par les inégalités ? (Les revendications uniques, générales ne peuvent répondre aux enjeux)
  • Comment redonner du sens concret aux solidarités dans un monde où les situations vécues sont de plus en plus individualisée ou perçues comme telles ?
  • Comment refonder un système de protection sociale qui est une propriété sociale collective qui a structuré notre façon de faire société dans un monde qui bouge ou dit autrement Comment articuler de manière concrète le collectif et l’individu pour assurer cette propriété sociale collective capable d’organiser des protections communes et des réponses personnalisées ?

Avec la naissance de l’industrie et le développement de la société industrielle, les hommes et les femmes se sont trouvés plongés dans des conditions totalement différentes que celles vécues dans la société rurale.  Cette histoire de ce passage qui s’est fait dans le temps a été marquée par l’action d’hommes et de femmes qui très concrètement, ont construit des organisations qui ont permis en quelque sorte à la société d’être plus solidaire, aux travailleurs d’être protégés contre de nombreux risques…, à tous de se sentir appartenir à une communauté de destin… rien n’était écris.

Aujourd’hui, nous sommes dans un passage d’une société à une autre. Il ne s’agit pas de faire des acquis table rase ni de dire que rien ne doit bouger. Il nous faut  travailler pour que le syndicalisme, qui est né dans un contexte donné et qui a contribué à l’amélioration de la condition ouvrière et salariale,  en participant à la construction d’un système de protection sociale qui a structuré notre façon de faire société en renforçant la démocratie, puisse continuer à être cet acteur indispensable à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et à l’approfondissement de la démocratie ?

De ce point de vue l’initiative prise par la CFDT et plusieurs autres organisations pour mobiliser les citoyens autour du pacte de pouvoir de vivre est une initiative très fortes et de nature à engendrer des dynamiques dans la mesure elle regroupe des organisation qui agissent sur différents champs de la vie des individus, non pas comme le dit Laurent pour jouer les pompiers de service en rendant acceptable par tous les évolutions en cours,  mais pour transformer les réalités qu’il faut avoir le courage de regarder en face, pour être efficace.

Pour conclure, je reprendrais des propos de Laurent Berger qu’il a tenu dans son livre entretien avec Philippe Frémeaux et Pascal Canfin « Réinventer le Progrès : 

« Si le syndicalisme ne veut pas mourir, il doit faire sa révolution. Il nous faut réinventer nos formes d’action et de mobilisation pour mieux répondre aux aspirations des salariés, de nos adhérents et des militants en nous appuyant sur les possibilités offertes par le numérique. Nous devons nous ouvrir aux formes de travail que nous n’avons pas assez pris en compte : emplois précaires, travail domestique, digital, free-lance… »

L’avenir n’est pas écrit et il ne faut pas le laisser écrire par d’autres

Gaby Bonnand

[1] Robert Castel « La montée des incertitudes » P 416

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