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Il y a des périodes où ce qui apparaît normal, même banal se trouve être projeté sur le devant de la scène,  comme une richesse exceptionnelle  et rare. Il en est ainsi aujourd’hui de la démocratie.

Dans une période de tension maximum dans le conflit qui oppose de nombreux pays démocratiques dont la France, à Poutine, le dictateur de Moscou qui massacre l’Ukraine, les ukrainiennes  et les ukrainiens, nous vivons un moment dont Poutine a privé les russes depuis des années, une campagne électorale démocratique.

Quel contraste

  • entre un pays où le mensonge est érigé en principe dans la stratégie de guerre, où la moindre opposition, critique au dictateur, est muselée, où les moyens pour faire taire les opposants n’ont aucune limite,
  • et un pays où une campagne électorale se déroule pouvant même produire des outrances que la liberté d’expression rend possible.

Quel contraste

  • entre un pays où le dictateur en exercice s’est coupé de toutes réalités, interdisant toute expression contraire à sa doctrine mensongère, n’écoutant que sa haine de l’autre, de la démocratie pour perpétrer les pires crimes contre l’humanité en Ukraine,
  • et un pays où tous les candidats-es, y compris le Président candidat à l’élection présidentielle sillonnent le pays pour présenter leur programme, sans risque pour les citoyens qui les soutiennent de se faire emprisonnés, enlevés, torturés.

Quel contraste

  • entre un pays où la prononciation de mots comme « Guerre », « appel à la paix » sont interdits, où plus de 150 journalistes ont fui le pays, où les fermetures de radios indépendantes sont devenues la règle, où les arrestations se chiffrent par milliers,
  • et les possibilités données dans une démocratie aux multiples expressions, y compris celles de considérer que nous vivons en dictature ou que nous sommes dans un régime liberticide.

Quel contraste

  • entre un pays où un dictateur, qui par nature n’a aucun compte à rendre à son peuple, peut conduire sa logique d’extermination d’un peuple,
  • et un pays qui appartient à un espace européen qui a fait de la liberté d’expression, de la liberté de la presse, de la liberté d’association, de la liberté de manifester, de la liberté de s’opposer,… bref de toutes les libertés, une des pierres angulaires et inviolables de la vie en société. Cette liberté nous vaut même aujourd’hui, le droit en pleine crise mondiale de procéder aux choix de nos dirigeants.

Quel contraste

  • entre un pays où de nombreux citoyens sont forcés de se taire sous peine de prison, de torture, d’enlèvement et un où le choix de s’abstenir est une liberté.
  • C’est la richesse et la force de la démocratie qui nous sautent aux yeux aujourd’hui.

Il y a des jours, des périodes où  ce que nous voyons vaut plus que des discours. Certes les démocraties sont à parfaire, y compris chez nous et c’est un des enjeux de la campagne électorale.

Cette perfectibilité de la démocratie ne peut en aucun cas justifier une quelconque bienveillance avec des dictateurs et leur projet de destruction massive des libertés.

Si des démocraties ont pu ces dernières décennies se compromettre dans des atrocités, il y a toujours  des opinions publiques, dont le caractère  démocratique du pays auquel elles appartiennent, garantit la liberté d’expression, au grand regret parfois, de celui qui occupait le pouvoir. Et très souvent les opinions publiques, l’utilisation de leur liberté d’expression a fait reculer les dirigeants ou les ont sortis du pouvoir. Cette possibilité n'existe pas en dictature.

Il y a peu dans notre pays, des candidats et candidates à l’élection présidentielle se sont montrés compréhensifs de Poutine et de ses projets de reconquête, d’expansionnisme, de lutte contre la démocratie. Cela a nourrit quelques controverses théoriques en pleine campagne électorales. Avec ce qui se passe en Ukraine et en Russie, on voit qu'il ne s'agit pas de débats philosophiques de gens bien installés dans des salons.

D'autres au contraire, ont dénoncé avec force la nature du régime de Poutine et réaffirmer leur attachement à la démocratie ici et ailleurs.

En cette période électorale et quelques jours avant l’élection, il est urgent de reprendre conscience du bien extraordinaire que nous avons dans nos mains. Un bien qui apparaît aujourd’hui comme un bien acquis de haute lutte pas nos aînés et leur engagement. Un bien  rare qui nous est envié. Mais un bien qui peut nous être enlevé, par négligence, désintérêt ou par dépit ou ressentiment.  

Il y a de fait plein de raisons pour se désintéresser, pour être dépiter, pour éprouver du ressentiment envers des dirigeants. Mais prenons le temps de regarder 5 minutes les massacres perpétrés par  Poutine en Ukraine, et sa pratique mensongère dans son propre pays pour cacher la vérité et manipuler la population.

Ce bien unique qu’est la démocratie, nous permet de vivre libres, de nous exprimer librement. Dans un moment aussi crucial que le choix des dirigeants, user de cette liberté de choix ne serait-il pas devenu un devoir ?

Gaby Bonnand

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